Fireworks

posted by admin on 2010.07.25, under English

So I returned to Rouen to see Camille and her fireworks…..and what I experienced was 22 crazy, amazing, never been seen before minutes! There she was, a dragon sending her sparks into the sky and the river, sending her seed into the world…..ending and beginning again and again with the synergy of her structure, the fire and the music magical and mysterious. The shelter of Camille drawing crowds under her…. creating that place where they can connect, enjoy, play and experience peace! I will miss seeing you Camille but I will keep you in my heart.


Barbara

Camille: ouvert à tout le monde

posted by admin on 2010.07.04, under Français

copyright: Theo76150 (flickr)



Camille, le témoin d’une structure sociale.

Il y a une autre manière d’appréhender la sculpture : depuis un pont. C’est impressionnant car l’on y peut attraper l’ensemble de l’ouvrage d’un seul regard. C’est d’ailleurs également l’endroit le plus propice pour saisir l’importance du rôle connecteur des ponts de Rouen. On observe que la structure est détachée du pont par les piliers. Mais en plissant les yeux, on peut presque faire disparaître ces grandes « jambes » qui la supportent. Camille semble alors en apesanteur. On peut d’ailleurs se demander à quel monde appartient-elle, la Terre ou le Ciel ? L’imaginer atterrie ici depuis le ciel serait aussi valable que la voir sortie du sol. Reste à prouver…

D’ici, le corps de la sculpture paraît presque opaque. En partie haute, au centre, elle se dirige vers le ciel, on à l’impression d’ailleurs que cet élément répond au clocher de la cathédrale, visible du même point de vue. En partie basse, le décalage entre le pont et la structure dégage une bande de ciel qui rend l’œuvre aérienne. La forme général semble incarner un mouvement, celui d’un méandre incisif qui vient rompre avec le paysage urbain, comme si Camille était une créature chimérique venue déraciner le pont de sa pratique habituelle pour l’élever vers le monde interrogatif de l’art.

Camille résonne avec la place de la cathédrale. Il y a dans cette rencontre des époques une conversation entre un langage patrimonial devenu pittoresque et l’appropriation contemporaine d’un lieu à redéfinir, le pont. Le projet de Camille contextualise le pont Boieldieu au sein de la ville de Rouen. Sans avoir la prétention de vouloir résoudre les différences sociaux culturelles qui existent entre les deux rives, l’œuvre d’Arne Quinze crée un espace « neutre » situé dans l’entre-deux, qui transforme un dispositif de transition en un lieu de rencontre.

Camille naît d’une structure sociale.

Thomas Catti

Opening tonight at 10 PM/ Ouverture ce soir à 22 heures

posted by admin on 2010.07.03, under English, Français

Inauguration

posted by admin on 2010.07.03, under English, Français




“Big Up” to all the students helping us out!

posted by admin on 2010.07.03, under English, Français

Camille in Dazed & Confused

posted by admin on 2010.07.02, under English, Français


Camille

posted by admin on 2010.07.02, under English, Français

Ici, je suis chez moi

posted by admin on 2010.07.02, under Français

Jour après jour se dresse « Camille » sur le pont Boieldieu.
Arrivé à Rouen en 2002, j’ai adopté cette ville, adopté son fleuve qui me fascine, ligne d’eau maîtrisée par ses quais, conquise par les hommes.
Huit années ont passé et cette fascination s’exerce encore sur moi, lorsque d’immenses barges ou de gigantesques bateaux remontent la Seine. Une rencontre du troisième type, ma découverte de l’Hinterland, moi le « terrien » du centre de la France.
Lorsque nous évoquions avec Laure Delamotte-Legrand ce qui devait devenir « Camille », il ne faisait aucun doute dans nos esprits que cette installation viendrait se glisser naturellement dans ce paysage déjà incroyable, que peut-être beaucoup de natifs ne voient pas ou plus.
Cet été, à l’ombre de « Camille », je vois une plage en contrebas, telle une crique. Au loin, je vois la colline Sainte-Catherine qui semble se jeter dans l’eau. Je suis en bord de mer. Et tous les matins, des quais bas rive droite que j’emprunte, je vois les pics rougeoyants de « Camille » se détacher sur le ciel, tels les volcans de ma région natale.
Sur ce Pont Boieldieu se mêlent d’où je viens et où je vis.
Un horizon… Oui, Arne et Camille marquent ce nouvel horizon pour Rouen, celui qui affiche haut et fort ses couleurs, son ambition, son défi.
Et je suis simplement fier de dire : « Ici, je suis chez moi ».

Richard TURCO
Directeur Général Adjoint
Pôle Développement Attractivité
Mairie de Rouen

Flame Safe

posted by admin on 2010.07.02, under English, Français

Today we got a visit from Mister Hycan Doyuk who invinted the Flame Safe product. He demonstrated how his product, based on biodegradable natural minerals, works.

Lundi 29 juin

posted by admin on 2010.07.01, under Français

La forme se dessine, les contours se précisent sous la direction d’Arne. Formidable chorégraphie de machines et d’hommes, dans laquelle les constructeurs évoluent sur les tasseaux, dans d’improbables postures, avec une vélocité d’équilibristes. On ne peut s’empêché d’être fasciné par le spectacle des corps qui se meuvent avec agilité dans cet enchevêtrement complexe.

L’orchestre des visseuses s’interrompt nacelle après nacelle. Il est 20h30. L’équipe fait sa pause pour dîner. Deux grandes tablées, environ 25 personnes.
J’aime venir m’installer là dans cette atmosphère de chantier. Ca discute de-ci de-là et des mots, des phrases, de diverses langues se baladent au dessus du pont dans la brise du soir. Le français, le flamand et l’anglais s’entrecroisent, rebondissent. La lumière a changé, elle est en train de prendre des nuances rouges orangées de fin de journée. Elle est rasante et magnifie les visages brunis par le soleil. Malgré la fatigue, l’énergie que procure cette aventure rend les regards pétillants et vifs. Une belle équipe et le repas? Des moules frites et de la bière bien sur. C’est presque improbable ou fellinien comme situation, un festin, en apesanteur au dessus du fleuve, en plein centre de la ville. Et cette lumière du soir qui laisserait à croire qu’une super production a placé le soleil là, au bon endroit pour que l’instant soit juste.
Un moment de grâce sans doute, comme il y en a peu.

Fin du repas, je suis assise là, et fumant une cigarette je m’éloigne un peu en pensée. J’entends les rires autour et je me dis que tout est allé tellement vite depuis la toute première rencontre avec Arne Quinze, Frédéric Van Dooren et Sieghild Lacoere. Les venues successives à Rouen de Frédéric, sa précision et sa générosité. Apportant avec lui les esquisses d’Arne, puis la maquette, et l’excitation de voir, de réunion en réunion, le projet se préciser. De voir les équipes de la Ville s’approprier le projet et participer activement et avec passion à sa mise en œuvre. Les centaines de mails, les angoisses, les grandes joies, les fous rires et les heures de discussions.

Dans quelques jours l’installation sera finie et elle pourra commencer sa vie autonome, mais quelques jours encore et l’envie de ralentir le temps. De belles rencontres, et la joie immense de partager l’acte de construire.

Un grand merci à Arne, Frédéric et Sieghild ainsi qu’à toute l’équipe, photographes, ingénieurs, constructeurs, cuisiniers et étudiants, ainsi qu’aux différents services de la Ville de Rouen.

Laure Delamotte-Legrand

pagetop